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3. Les activités humaines et l‘occupation du sol

3.1. l‘héritage du passé:


La présence de sources, le limon du plateau, les versants adoucis et la topographie peu accidentée ont contribué à l‘installation de l‘Homme dès la Préhistoire. C'est à partir du XIXe siècle que les rivières ont commencé à être aménagées par des canaux et par l‘installation de moulins. Ainsi, les moines bénédictins ont créé un réseau d‘eau douce à partir de la rivière de Ganzeville dans le but de s'approvisionner en eau. Ce canal se nomme « la Voûte ». A la fin du XVIe la petite industrie commence à s'implanter autour des moulins. Puis, jusqu‘au XVIIIe, le foin coupé dans les zones inondables était une production très importante pour la région. Au XIXe, la production laitière fait son apparition et se développe, provoquant ainsi le passage des prairies de fourrage en pâturage. Les prairies sont alors amendées par des techniques d‘assèchement. Les vallées commencent à s'industrialiser (sucrerie, linerie sur la Valmont, industrie du textile sur la Ganzeville) et les rivières à être canalisées. Puis, les vallées s'urbanisent autour des usines, comme Colleville autour de la sucrerie.


3.2. l‘occupation du sol


l‘occupation du sol sur les plateaux est essentiellement agricole. Les plateaux sont dominés par la polyculture et l‘élevage, sur des parcelles d‘assez grande dimension. Les bois sont sur les versants les plus abrupts des talwegs principaux. De nombreuses ballastières, en communication par des ruisseaux, sont présentes dans le lit majeur de la Valmont.


Afin de mieux rendre compte de l‘occupation du sol près des rivières, les données ont été recueillies au niveau de la berge en mètres linéaires et non au niveau de la surface parcellaire. Sur les sols riverains des deux rivières se trouvent:


Type d‘occupation du sol Linéaire concerné en ml Proportionen % du linéaire total de berges
Habitations 11 289 27%
Jardins entretenus 3 923 9%
Etangs 2 374 6%
Bois 5 190 12%
Prairies 5 317 13%
Herbages clôturés 6 101 15%
Herbages non clôturés 2 239 5%
Cultures, potagers 1 326 3%
Piscicultures 668 2%
Infrastructures (routes, parkings, voie ferrée) 3 344 8%

La rivière de Valmont et celle de Ganzeville possèdent un cours moyennement rapide serpentant dans leur fond de vallée respectif, généralement occupé par des herbages pâturés. En effet, l‘élevage représente la principale activité des fonds de vallées. l‘occupation du sol est donc rurale jusqu‘à l‘entrée de Fécamp.


image1


En synthétisant:


image2


Les herbages clôturés ou non clôturés, les bois, les étangs et les jardins entretenus constituent les linéaires « naturels ».
Les linéaires « cultivés » sont constitués des parcelles cultivées, des cressonnières et des potagers.
Les linéaires « urbanisés » rassemblent les habitations et les infrastructures (parkings, routes..).
Les linéaires « naturels » restent majoritaires sur l‘ensemble des deux rivières (60% du linéaire des berges). Les parcelles cultivées restent à un faible taux (5%) témoignant ainsi de la faible activité de la polyculture en fond de vallée à la faveur de l‘élevage (20% du linéaire des berges destiné à l‘élevage). Les prairies en herbe, idéales pour l‘expansion des crues annuelles, représentent 13% de l‘occupation du sol en bordure de rivière mais sont parfois bordées d‘anciens merlons de curage. De plus, les deux rivières étant autrefois prisées pour l‘installation d‘ouvrages hydrauliques (une cinquantaine au total), on observe un bon nombre de bras perchés. Le débordement temporaire des rivières est donc fortement envisageable. La contractualisation avec les propriétaires concernés (pour permettre le maintien de ces zones inondables indispensables) demeure difficile (d‘autant plus que certaines habitations y ont été construites, en dépit de toute logique).


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